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J’ai (presque) testé… le no poo

Le « no poo », vous connaissou ? C’est la tendance de fond en ce moment sur Internet : après le temps des tutoriels pour jouer avec ses cheveux et se créer des coiffures d’enfer… voici la vague des tutoriels pour laisser un peu ses cheveux mais avoir quand même une chevelure d’enfer ! Explications.

 

 

« No poo », c’est pour « no shampoo », une mode, que dis-je, un mode de vie venu d’outre-Atlantique (where else ?), pas tant par paresse, semble-t-il, mais par désir de naturel, de bio, d’écolo. Et de cheveux beaux, au maximum de leur forme. Le principe, c’est simple : arrêter les shampoings. C’est-à-dire non seulement arrêter d’acheter les shampoings du commerce… mais aussi arrêter de se faire un shampoing régulièrement le matin !

 

Pourtant, la « no poo » addict n’a pas les cheveux sales. Comment cela est-il possible ? En fait, les adeptes ne renoncent pas à se laver les cheveux, mais primo, elles font cela le moins souvent possible, et secundo, elles troquent les shampoings traditionnels, remplis de substances industrielles donc douteuses, contre des recettes home-made, notamment du bicarbonate de soude dilué dans de l’eau, du vinaigre, des huiles essentielles. Parfois, elles se content d’un simple nettoyage à l’eau claire.

 

 

On en a beaucoup parlé, donc forcément, ne « no poo », ça m’a interpellé. Parce que…

 

- Les shampoings tels que je les pratique depuis des années, ça prend du temps, et c’est inintéressant.

 

- Donc j’aime bien l’idée de tester quelque chose de différent, et parce que c’est nouveau, de trouver ça intéressant.

 

- Les cheveux mouillés, l’hiver, ça m’enquiquine, et j’ai horreur de devoir dégainer le séchoir.

 

- Les bouteilles de shampoings, c’est encore tout un tas d’ingrédients dont je ne connais absolument pas les noms et qui, en ces temps déjà pas très rassurants de pics de pollution, ne font qu’ajouter à l’inquiétude d’avoir un organisme intoxiqué.

 

- Sans parler de la bouteille plastique en elle-même, qui me fait mal au cœur dès que je la mets à la poubelle pour en acheter une nouvelle…

 

- J’ai un peu la fibre écolo, la curiosité du bio, c’est peut-être de la bonne conscience, mais c’est comme ça.

 

- J’ai le cuir chevelu qui me gratouille : serait-ce la faute de ces produits du commerce qui assèchent ?

 

 

Du coup, j’ai lu pas mal de choses (dont un post extra qui décrypte tout, ici), et j’en ai conclu que le « no poo »… ne poosserait, pardon, ne passerait pas par moi. C’est idiot, mais si ça m’amuse de goûter des fèves de cacao cru, du gâteau à la caroube ou du jus de choucroute, et que je suis prête à faire des kilomètres pour tester un plat sans gluten, tout d’un coup, je trouve ça compliqué, décourageant, anachronique de me préparer ma mixture au bicarbonate. Ou d’utiliser « de l’argile verte avec un peu de cacao au besoin » en guise de shampoing sec (comme le préconise, à destination des brunes, comme moi, l’article mentionné au-dessus).

 

D’ailleurs, petit aparté, le shampoing sec, je déteste, je trouve que ça laisse les cheveux farineux, gras et collés les uns aux autres. Or, le shampoing sec en utilisant de la fécule, c’est aussi la base du « no poo »…

 

 

Malgré cela, je n’ai pas tout jeté avec l’eau du « no poo », retenant quelques pratiques qui, intégrées dans ma routine, m’ont plutôt fait appliquer le « slow poo » :

 

- Utiliser moins de produit : je me suis aperçue que diviser ma dose machinale par deux ou trois suffisait largement.

 

- Et limiter de manière drastique les masques (pourtant recommandés par mon coiffeur).

 

- Mais pour garder des cheveux shiny : les brosser matin et soir. Avant, je n’utilisais jamais de brosse, mes doigts passés dans ma crinière suffisaient, le matin, à faire office de coupe. Mais brosser permet de répartir le sébum de la racine jusqu’aux pointes. Et du coup, très naturellement, j’ai remarqué qu’ainsi mes cheveux devenaient moins gras aux racines, mieux hydratés aux pointes et plus « Drôles de dames » (sans même faire de brushing).

 

- Espacer les shampoings. Mon but est de ne laver ma tignasse qu’une fois par semaine. J’y suis presque : je tiens six jours (sans avoir l’air cracra, hein).

 

- Ecouter mes cheveux (!) plutôt que mon emploi du temps qui me dit que je dois les laver tel jour et pas tel autre.

 

- Arrêter de harceler mes filles pour qu’elles aussi se lavent systématiquement la tête.

 

- Cesser de me gratouiller le crâne. Utiliser moins de shampoo n’a pas résolu mon souci de cuir chevelu qui gratte (je précise que je n’ai pas de poo, pardon : pas de poux !). Mais je ne désespère pas. En attendant : ne plus alimenter le cercle et arrêter de me gratter frénétiquement.