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J’ai testé... le pied grignoté par un Garra Rufa (= j’ai testé la fish pédicure, en langage clair)

J’ai testé... le pied grignoté par un Garra Rufa (= j’ai testé la fish pédicure, en langage clair)

 

Par Garance, prête à prendre tous les risques pour remplacer votre blogueuse, trop trouillarde du peton pour oser les poissons mangeurs de cuticules !

 

 

« Bon, il paraît que je ne suis pas très en avance sur ce point, que tout le monde a déjà testé cette « activité »… mais ça doit être mon petit côté tateurnidia ocellicauda qui fait surface…une nature de poisson dormeur pour les non-aquariophiles du blog !

 

Comme tout le monde j’ai entendu parler de la Fish Ped (oui je prends la liberté de faire un raccourci) il y a maintenant quelques temps… ras de marée sur cette technique beauté, puis marée basse !

 

A l’instar de toutes les nouveautés, la Fish Ped a bénéficié d’un engouement à son lancement avant de se retrouver au cœur d’une polémique sanitaire.

 

C’est vrai qu’il n’existe pas de réglementation particulière pour faire de l’élevage de Garra Rufa et que ce soin ne nécessite aucune formation spécifique…

 

Mais si la pratique n’est pas cautionnée par le ministère de la santé ou une autre haute autorité sanitaire, celle-ci n’est pas non plus interdite, aucun cas particulier de maladie n’ayant été signalé dans notre pays.

 

 

Rassurée par cette dernière phrase et par l’attestation de formation (2 mois de formation et 96h de tutorat renforcé et la capacité certifiée à bien s’occuper des poissons !) de l’institut dans lequel je me suis rendue (affichée sur la porte de la cabine à côté de la politique générale de l’établissement en matière de Fish-Spa. Ça rigole pas !), me voilà prête à aller faire tremper mes petits petons dans un aquarium.

 

 

Les cabines de Fish-Spa sont quasiment toutes sur le même modèle.

 

D’abord elles sont faites pour deux car ce n’est pas une activité solo, mais un moment que l’on partage entre copines, ou avec ma maman pour ma part ;)

Lumière tamisée, musique relaxante et coussins pour s’asseoir sur ce qui ressemble à une chaise haute de bébé au pied de laquelle on trouve un aquarium éclairé par une lumière bleue fluo (ça évite de voir les particules que rejettent les poissons !) dans lequel nagent des petits poissons. Voilà pour le gros du décor. Et je précise que ça ne sent pas du tout le poisson ! Même pas grâce à des senteurs artificielles ; non ce poisson n’a pas d’odeur !

 

La séance commence par un lavement de pieds. Ce n’est pas la Cène, ni de l’eau de la Seine, mais la scène ressemble tout de même à Jésus se faisant laver les pieds par un apôtre, avec la cliente dans le rôle de Jésus et l’esthéticienne dans celui de l’apôtre !

 

Une fois les pieds passés sous l’eau chaude et essuyés par notre esthéticienne dévouée, c’est l’instant prévention sanitaire du soin avec l’application d’un gel antiseptique sur les pieds et le haut des jambes (en nous demandant en même temps si nous n’avons pas de mycoses, d’infections, de plaies ou de vernis à ongles). 2 minutes plus tard, le temps que le gel fasse son job et nous stérilise les pieds, on a le droit à un deuxième lavement de pieds ; il ne faudrait quand même pas que les Garra Rufa soient contrôlés positif au gel antiseptique et surtout que celui-ci les empoisonne.

 

Les pieds rincés, je m’apprête donc à les donner à grignoter à ces poissons affamés… non sans une petite appréhension. Après la Cène, j’ai l’impression d’être dans Gladiator… une proie !

C’est d’abord les talons que je vais poser dans l’eau. En prenant appui sur le rebord du bac avec mes doigts de pieds.

 

 

La première sensation est amusante.

Forcément ça chatouille, mais je crois que c’est plus notre inconscient car c’est la sensation à laquelle on s’attend en trempant ses pieds. Passée la première minute d’étonnement, on apprivoise cette impression et ce que l’on ressent s’apparente à des vibrations.

On ne sent pas spécialement le petit poisson sur son pied et ses mollets. On se croit dans un jacuzzi pour pieds et petit à petit on s’acclimate à ce milieu et on s’amuse à voir les poissons nous passer dessus.

Je m’amuse alors à mettre les doigts de pieds en éventail pour sentir les poissons passer entre mes doigts de pieds, à changer l’inclinaison de mes pieds pour leur faire travailler toutes les surfaces et varier les vibrations.

Et pendant que les poissons se nourrissent de mes peaux mortes, je peux savourer un petit thé vert et échanger mes impressions avec ma maman et papoter.

 

30 minutes plus tard c’est déjà la fin du soin.

Il faut sortir les pieds de l’eau en n’embarquant pas un poisson avec soi ! (De toute façon je n’avais pas l’intention de me faire une petite bouillabaisse ce soir).

Une fois les pieds séchés par notre esthéticienne, on a le droit à un soin à l’eucalyptus pour terminer cette séance.

 

Verdict :

Pour celles qui ont peur de repartir avec des mycoses ou autres cadeaux empoisonnés, les aquariums ne semblent pas être des nids à microbes, et les instituts prennent des précautions pour ne pas que cela arrive. (Par ailleurs, on inscrit son nom et son tel sur le registre des bacs, pour connaître qui les a utilisés).

J’avais peur de ne pas réussir à tenir 30 minutes (étant plutôt dans la catégorie des chatouilleuses), mais finalement n’importe qui est capable de le faire, même les aquaphobes ! On met les pieds, pas la tête sous l’eau...

 

Et la promesse beauté dans tout ça ???

Mes pieds sont plutôt du genre secs (et maltraités pendant des années dans des patins à glace puis dans des chaussures à talons…). Du coup j’utilise souvent la râpe pour enlever les peaux mortes sur les talons et je les enveloppe de crème Nivea tous les matins.

A la sortie du soin j’avais l’impression d’avoir des pieds qui respiraient (sûrement accentué par la crème fraîche à l‘eucalyptus) et légers. Un peu comme quand vous sortez d’une séance d’épilation et que vous avez l’impression d’être à nue !

Au toucher les pieds sont plus doux. Et pas irrités comme après le passage de la râpe ou de la pierre ponce (oui, oui, j’emploie les grands moyens) qui ne peuvent en plus pas aller dans tous les recoins de nos pieds .

Forcément ce n’est pas en une séance qu’on peut mesurer l’efficacité de la Fish-Ped. Il faut une séance par semaine en cure d’attaque et une par mois ensuite… dixit l’esthéticienne.

 

Côté budget

Comme cette pratique a besoin de se faire connaître et se faire bonne presse, on peut trouver des prix attractifs pour le moment.

Moi-même j’ai pu profiter d’un deal sur Internet et obtenir plus de 50% de remise.

Pour 30 minutes de Fish Spa à 2, j’ai du débourser 29€ au lieu des 70€ habituels. Plutôt avantageux, non ?

Sinon j’avais vu des instituts proposant 20€ les 15 minutes.

Je pense que c’est le prix moyen (mais vraiment regardez les offres promotionnelles, il y en a de plus en plus).

 

Voilà, j’espère avoir été la plus complète possible et pour finir, au risque de faire un jeu de mots hasardeux, j’ai pris mon pied pendant ces 30 minutes et je suis prête à re-tenter l’expérience, où une autre que vous n’oseriez vous-même pas tester ! »