2. Quand on vit dans un désert médical : quelles options ?
La grande force d’Urgent ! Recherche médecin, c’est de rester très concret. Voici les pistes qui reviennent le plus souvent dans le livre.
Chercher un médecin traitant : utiliser les bons relais
Au-delà des plateformes de rendez-vous en ligne, il peut être utile de :
- contacter la CPTS (Communauté professionnelle territoriale de santé) locale :
dans certains territoires, elle tient une liste de patients sans médecin traitant et organise des créneaux dédiés ; - appeler la CPAM : elle peut orienter les patients en affection de longue durée ou particulièrement fragiles ;
- se renseigner en mairie ou au centre communal d’action sociale : ces structures connaissent souvent les projets d’installation, les maisons de santé, les permanences locales.
Dans certaines régions citées dans le livre, des dispositifs comme AccèsS centralisent les demandes et les répartissent entre médecins volontaires.
En cas de besoin urgent : qui appeler ?
Quand les symptômes sont sérieux ou inhabituels, et que vous n’avez pas de médecin traitant :
- le 15 reste la porte d’entrée prioritaire. Le médecin régulateur peut :
- orienter vers les urgences,
- proposer une maison médicale de garde,
- ou un créneau non programmé chez un généraliste disponible.
Pour les urgences relatives (infection simple, renouvellement indispensable, aggravation modérée), le livre montre l’importance de :
- connaître les maisons médicales de garde de votre secteur ;
- demander conseil à votre pharmacien, qui peut parfois vous orienter vers un créneau laissé libre par un médecin.
Ne pas tout faire reposer sur le médecin généraliste
Une idée forte du livre : d’autres professionnels peuvent vous aider :
- pharmacien : conseils, certains dépistages, prise en charge encadrée de cystites simples ou angines, vaccination ;
- sage-femme : contraception, suivi gynécologique courant, dépistages ;
- infirmiers Asalée ou infirmiers en pratique avancée : suivi de maladies chroniques, éducation thérapeutique ;
- psychologues dans les dispositifs type « Mon soutien psy » ;
- kinésithérapeutes, dans certains cas en accès direct (selon les départements).
Mieux on connaît ces possibilités, plus on gagne du temps… et plus on évite de saturer les rares médecins disponibles.