Une épopée européenne racontée match après match
L’un des grands atouts de Glasgow 76 – La folle épopée des Verts, c’est la précision avec laquelle la campagne européenne est racontée. Chaque tour de Coupe d’Europe est détaillé, avec les compositions d’équipe, l’ambiance, les enjeux tactiques et les petites histoires qui font la grande.
Des premiers tours maîtrisés aux premiers coups durs
Le livre commence par les tours préliminaires et les premiers adversaires :
- KB Copenhague : un premier tour à sens unique où l’on voit déjà poindre le talent de joueurs comme Larqué et Dominique Rocheteau. Les Verts gèrent, prennent confiance et installent leur style.
- Glasgow Rangers : là, on change de dimension. Le football écossais est rude, physique, intense.
À Geoffroy‑Guichard, Saint‑Étienne s’impose grâce au pressing et au courage. Au retour à Ibrox Park, l’équipe confirme son niveau européen, s’impose 2‑1 et valide son identité : une formation capable de résister à la pression et d’imposer son jeu, même loin de ses bases.
On suit ces rencontres comme si on y était, grâce à la précision des descriptions : les duels, la dureté des contacts, les conditions de jeu, mais aussi la réaction du public, l’analyse de Robert Herbin et le ressenti des joueurs.
Le tournant Kiev et Eindhoven : la conquête de l’Europe
La suite de l’épopée élève encore le niveau :
- Dynamo Kiev : le grand favori, la « machine soviétique ». Le match aller en URSS est un choc. Terrain difficile, isolement, supériorité physique des Ukrainiens, défaite 2‑0.
Le livre fait ressentir le découragement qui s’installe… puis le renversement total lors du match retour à Geoffroy‑Guichard.
Pressing total, ambiance de feu, but d’Hervé Revelli, coup franc de Larqué, et enfin le but mythique de Rocheteau, épuisé mais héroïque. Ce soir‑là, les Verts basculent dans la légende. - PSV Eindhoven : le champion des Pays‑Bas. Une équipe tactique, proche du football total.
À l’aller, Larqué marque encore sur coup franc. Au retour, Ćurković signe un match immense dans les buts et protège le 0‑0. La qualification en finale se joue au courage, à la discipline et à la solidarité.
Le livre ne se contente pas de donner le score. Il raconte les coulisses : les voyages, le poids de la préparation, les films analysés au magnétoscope, les adversaires observés, les discours d’Herbin, les doutes, les blessures, la gestion du vestiaire.
C’est ce qui rend la lecture si prenante : on vit la Coupe d’Europe de l’intérieur, avec les émotions et les petits détails qui échappent souvent aux simples résumés de match.