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Glasgow 76 : comment les Verts sont devenus une légende française

Avec Glasgow 76 – La folle épopée des Verts, Patrick Mahé et Dominique Grimault racontent, aux côtés de Jean-Michel Larqué, comment l’AS Saint‑Étienne a marqué à jamais le football français. Un livre vibrant, au cœur d’une aventure sportive et populaire unique.

Si vous aimez le football, les belles histoires d’équipe et les grandes émotions collectives, Glasgow 76 – La folle épopée des Verts est fait pour vous.
Ce livre revient, pas à pas, sur le parcours incroyable de l’AS Saint‑Étienne en Coupe d’Europe des clubs champions lors de la saison 1975‑1976, jusqu’à la fameuse finale face au Bayern Munich et aux légendaires « poteaux carrés ».

Écrit par Patrick Mahé et Dominique Grimault, avec le témoignage de Jean‑Michel Larqué, l’ouvrage ne se contente pas de raconter des matchs. Il met en avant une philosophie : le travail, le respect, la solidarité et la joie de jouer. Autrement dit, tout ce qui a fait des Verts un symbole du football français.

Découvrez pourquoi cette saison est devenue un mythe, et ce que l’on y ressent en tant que lecteur et amateur de ballon rond.

Glasgow 76 – La folle épopée des Verts : bien plus qu’une histoire de football

Un livre au cœur d’une génération dorée de l’AS Saint‑Étienne

Au centre du livre Glasgow 76 – La folle épopée des Verts, il y a une génération dorée. Celle de Jean‑Michel Larqué, Dominique Bathenay, Christian Lopez, les frères Revelli, Dominique Rocheteau, Ivan Ćurković, Oswaldo Piazza, Jacques Santini…
À travers la préface de Larqué et les récits détaillés des matchs, on comprend vite que cette équipe n’était pas seulement forte techniquement. Elle portait aussi une identité très forte.

Le livre insiste sur quatre piliers qui ont façonné l’AS Saint‑Étienne :

  • Le travail : dans une ville minière, le labeur est une valeur centrale. Les joueurs incarnent cette culture de l’effort.
  • Le respect : stabilité des contrats, esprit collectif, pas de star système. Tout le monde est logé à la même enseigne.
  • La solidarité : l’équipe reste soudée bien au‑delà du terrain. Les retrouvailles des anciens, des années plus tard, en sont la preuve.
  • La joie de jouer : malgré la pression, l’envie de jouer ensemble reste le moteur de cette aventure.

En lisant le livre, on sent que l’ASSE des années 70 n’est pas seulement un club performant : c’est un symbole social, affectif et même culturel pour toute une génération de supporters.

Une épopée européenne racontée match après match

L’un des grands atouts de Glasgow 76 – La folle épopée des Verts, c’est la précision avec laquelle la campagne européenne est racontée. Chaque tour de Coupe d’Europe est détaillé, avec les compositions d’équipe, l’ambiance, les enjeux tactiques et les petites histoires qui font la grande.

Des premiers tours maîtrisés aux premiers coups durs

Le livre commence par les tours préliminaires et les premiers adversaires :

  • KB Copenhague : un premier tour à sens unique où l’on voit déjà poindre le talent de joueurs comme Larqué et Dominique Rocheteau. Les Verts gèrent, prennent confiance et installent leur style.
  • Glasgow Rangers : là, on change de dimension. Le football écossais est rude, physique, intense.
    À Geoffroy‑Guichard, Saint‑Étienne s’impose grâce au pressing et au courage. Au retour à Ibrox Park, l’équipe confirme son niveau européen, s’impose 2‑1 et valide son identité : une formation capable de résister à la pression et d’imposer son jeu, même loin de ses bases.

On suit ces rencontres comme si on y était, grâce à la précision des descriptions : les duels, la dureté des contacts, les conditions de jeu, mais aussi la réaction du public, l’analyse de Robert Herbin et le ressenti des joueurs.

Le tournant Kiev et Eindhoven : la conquête de l’Europe

La suite de l’épopée élève encore le niveau :

  • Dynamo Kiev : le grand favori, la « machine soviétique ». Le match aller en URSS est un choc. Terrain difficile, isolement, supériorité physique des Ukrainiens, défaite 2‑0.
    Le livre fait ressentir le découragement qui s’installe… puis le renversement total lors du match retour à Geoffroy‑Guichard.
    Pressing total, ambiance de feu, but d’Hervé Revelli, coup franc de Larqué, et enfin le but mythique de Rocheteau, épuisé mais héroïque. Ce soir‑là, les Verts basculent dans la légende.
  • PSV Eindhoven : le champion des Pays‑Bas. Une équipe tactique, proche du football total.
    À l’aller, Larqué marque encore sur coup franc. Au retour, Ćurković signe un match immense dans les buts et protège le 0‑0. La qualification en finale se joue au courage, à la discipline et à la solidarité.

Le livre ne se contente pas de donner le score. Il raconte les coulisses : les voyages, le poids de la préparation, les films analysés au magnétoscope, les adversaires observés, les discours d’Herbin, les doutes, les blessures, la gestion du vestiaire.

C’est ce qui rend la lecture si prenante : on vit la Coupe d’Europe de l’intérieur, avec les émotions et les petits détails qui échappent souvent aux simples résumés de match.

La finale de Glasgow : du drame sportif à la naissance d’un mythe

Le sommet du livre, c’est évidemment la finale de Coupe d’Europe 1976 contre le Bayern Munich, à Hampden Park, à Glasgow.

Le fameux soir des « poteaux carrés »

Le livre raconte ce match dans ses moindres détails :

  • La marée verte à Glasgow, les supporters français qui envahissent la ville et les tribunes.
  • Un Bayern Munich expérimenté, froid, pragmatique, avec des joueurs comme Beckenbauer ou Gerd Müller.
  • Un AS Saint‑Étienne diminué par les blessures, notamment celle de Dominique Rocheteau, laissé sur le banc au départ.

Sportivement, tout le monde connaît les grandes lignes :
deux frappes stéphanoises sur les montants carrés de Hampden Park, un coup franc de Franz Roth à 21h27, la défaite 1‑0 alors que les Verts ont dominé de longs moments.

Ce que le livre apporte, c’est tout ce qu’il y a autour :

  • Le sentiment de gâchis chez les joueurs, persuadés d’avoir été meilleurs.
  • L’analyse de Robert Herbin, partagé entre fierté et amertume.
  • Le regard de Jean‑Michel Larqué sur Franz Roth, symbole d’un football allemand efficace, presque industriel.

La finale, dans ces pages, n’est pas qu’un match perdu. C’est le moment où une équipe devient une légende, justement parce que la défaite paraît injuste et cruelle.

Des larmes à l’Arc de Triomphe : quand la France adopte les Verts

L’un des grands intérêts du livre Glasgow 76 – La folle épopée des Verts, c’est sa manière d’élargir le récit au‑delà du terrain.

On y suit :

  • Le vestiaire en larmes après la finale.
  • La réception froide avec le Bayern à l’hôtel.
  • Puis, dès le lendemain, l’onde de choc populaire :
    – la descente des Champs‑Élysées devant une foule massive,
    – l’accueil à l’Élysée par Valéry Giscard d’Estaing,
    – le retour à Saint‑Étienne, au « Chaudron », devant des milliers de supporters.

Le club est battu sur le plan strictement sportif, mais aux yeux du pays, il a « gagné » autre chose : la reconnaissance, l’admiration, le respect.
Le livre montre comment cette épopée met fin au complexe d’infériorité du football français face aux grandes équipes européennes.

Des portraits et des coulisses : la « Maison Verte » vue de l’intérieur

Au‑delà des matchs, l’ouvrage consacre de longs passages aux hommes qui composent cette équipe.

Les joueurs et le staff, côté humain

Avec la plume de Thierry Roland notamment, le livre brosse des portraits vivants :

  • Ivan Ćurković : gardien rassurant, perfectionniste, moteur de la modernisation (visionnage vidéo, infos sur les adversaires).
  • Gérard Janvion : défenseur rapide, généreux, symbole d’abnégation.
  • Oswaldo Piazza : défenseur argentin élégant, mais aussi leader de vestiaire.
  • Dominique Rocheteau : « l’Ange Vert », attaquant insaisissable, amoureux du beau jeu, figure romantique de cette histoire.
  • Roger Rocher et Robert Herbin : le président et l’entraîneur, piliers de la « Maison Verte », chacun avec sa manière de gérer la pression, les crises, les transferts, les médias.

Le livre ne cache pas non plus les tensions :
le transfert de Georges Bereta à Marseille, les états d’âme de certains joueurs, les blessures, les doutes, les articles de presse critiques…
C’est ce mélange de fragilité et de force qui rend ce groupe si attachant.

Un récit documenté, mais très vivant

Glasgow 76 – La folle épopée des Verts est aussi un livre très riche sur le plan documentaire :

  • Fiches techniques de matchs (compositions, arbitres, affluences).
  • Citations marquantes (les mots d’Herbin, les réactions dans le vestiaire, les phrases restées célèbres).
  • Repères horaires précis, qui donnent une sensation presque « en direct ».
  • Évocation de l’iconographie de l’époque : photos de la marée verte, de la finale, des retours triomphaux.

On sent que l’objectif n’est pas seulement de raconter une belle histoire, mais de reconstruire, avec précision, un moment clé du football français.

Pourquoi lire Glasgow 76 – La folle épopée des Verts aujourd’hui ?

Même si la saison 1975‑1976 date de plusieurs décennies, ce livre parle encore très fort à un lecteur d’aujourd’hui.

  • Pour les supporters de l’ASSE : c’est une véritable mémoire vivante du club, un moyen de revivre ou de comprendre ce qui a fait du maillot vert un symbole national.
  • Pour les amateurs de football : on y retrouve tout ce qui fait le charme du foot : les retournements de score, les matchs sous la neige, les coups francs décisifs, les grandes soirées de Coupe d’Europe, les ambiances de stade uniques.
  • Pour ceux qui aiment les histoires humaines : le livre montre ce que le sport peut produire de plus fort : un groupe soudé, un public en fusion, des émotions partagées dans tout un pays, des héros faillibles, des défaites qui deviennent fondatrices.

C’est aussi un excellent support pour qui s’intéresse à l’histoire du football français : la fin des complexes face aux géants européens, la montée en puissance des clubs hexagonaux, la relation entre foot, médias et politique dans les années 70.

Glasgow 76 – La folle épopée des Verts n’est pas uniquement le récit d’une finale perdue. C’est l’histoire d’un club, d’une ville et d’un pays qui se retrouvent autour d’une équipe généreuse et courageuse.
En suivant les Verts des premiers tours européens jusqu’à Hampden Park, en passant par les nuits folles de Geoffroy‑Guichard, le livre montre comment l’AS Saint‑Étienne est passée du statut de bon club français à celui de véritable légende.

Avec ses analyses, ses témoignages et ses portraits, l’ouvrage permet de ressentir de l’intérieur ce que représente cette saison 1975‑1976 : une aventure sportive, bien sûr, mais aussi une aventure humaine et populaire.

 

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