Quand un caleçon sale devient pièce à conviction
Au départ, il y a une scène banale en apparence : Ovidie, fraîchement sortie d’une relation de vingt ans, rencontre un homme sur un tournage. Elle s’était pourtant juré une « grève de l’hétérosexualité », une forme de protection contre le patriarcat. Mais l’air doux de celui qu’elle surnommera « Calbute » la rassure.
La nuit venue, le rapport sexuel est rapide, sans relief. Puis, dans la pénombre du studio parisien de 7,10 m², l’homme s’agite, cherche son caleçon, ne le trouve pas, lâche un « je te le laisse »… avant de s’enfuir, laissant un préservatif usagé et son sous-vêtement au pied du lit.
Le lendemain, un SMS lâche, suivi d’un long message vocal centré sur son propre malaise, achèvent la scène. Cette expérience, entre humiliation et sidération, devient le point de départ d’une enquête graphique sur les relations homme femme, le ghosting amoureux et une certaine manière d’être un homme aujourd’hui.
