Une immersion en forêt, une autonomie pensée dans les moindres détails
Un terrain sauvage, une cabane bancale… et 120 jours devant soi
Le décor : un ancien terrain militaire dans le Morvan, entouré de résineux et de bouleaux, avec deux étangs et une rivière. Sur place, une cabane brinquebalante, ouverte au vent, qui deviendra leur maison pour quatre mois.
À deux heures de marche du premier village, Robin et Blandine s’engagent à vivre :
- sans supermarché
- sans voiture
- sans électricité classique
- avec une alimentation majoritairement produite ou récoltée sur place.
Dès le premier jour, la réalité tombe : 2 °C, une pluie glaciale, du bois trempé, un poêle artisanal qui peine à chauffer, des horaires dictés par la lumière du jour. On est loin de la carte postale. Mais c’est là que le livre est précieux : il ne maquille rien. Il montre les doutes, la fatigue, les ratés… et la façon dont le couple trouve des solutions concrètes.
Le low-tech au service d’une autonomie réaliste
Le cœur pratique du livre, c’est toute la partie « low-tech ». Pas de gadgets hors de portée, mais des systèmes simples, réparables, pensés pour consommer peu de ressources. Parmi eux :
- Le rocket-stove : un poêle à bois ultra-efficace pour cuisiner et se chauffer avec très peu de bois.
- Le four solaire : un caisson isolé avec réflecteurs en aluminium, qui permet de cuire des œufs, des gâteaux ou des plats mijotés uniquement grâce au soleil.
- La marmite norvégienne : une « boîte isolante » cousue par Blandine, où l’on termine la cuisson sans énergie, grâce à la chaleur déjà accumulée.
- Le frigo du désert (Zeer pot) : deux pots en terre cuite et du sable humide pour garder les aliments au frais par simple évaporation.
- La récupération et la filtration de l’eau : filtres à gravité, préfiltre sable/gravier, réflexion sur la potabilisation.
Le livre ne se contente pas de raconter : il explique. Chaque technologie est détaillée avec pédagogie, schémas à l’appui, retours d’expérience et limites bien assumées. On comprend ce qui marche, ce qui demande des ajustements, ce qui est réellement transposable chez soi.