Un livre pour entrer dans l’histoire de Surya Bonaly
De l’adoption en Turquie aux hauteurs de Nice
Le livre commence bien avant les podiums. On y suit un couple français qui reçoit l’appel tant attendu : une petite fille de huit mois les attend en Turquie. La réplique du père est simple et forte : ce n’est pas elle qui les attend, c’est eux qui l’attendaient.
La famille s’installe ensuite dans la vallée de l’Estéron, près de Nice, dans une maison baptisée Sannyasa. Le décor est celui d’une vie un peu à l’écart du tumulte urbain, avec les animaux, la montagne, une forme de liberté. Cette enfance en marge des grandes villes donne déjà une tonalité particulière au parcours de Surya Bonaly.
La construction d’une championne : travail, exigence et lien mère-fille
Très vite, la glace entre en scène. À la patinoire du Cavigal, la mère de Surya lui enseigne d’abord la base : savoir tomber, se relever, recommencer.
On la voit ensuite organiser des journées milimétrées : réveils très tôt, patinoire, gymnastique, danse, déplacements en camion, vie entourée d’animaux.
Suzanne Bonaly est à la fois mère, entraîneuse, manager et soutien moral. Le livre insiste sur ce lien fusionnel, parfois tendre, parfois rude, toujours centré sur l’exigence. Certaines répliques claquent : « Tu patines comme une chèvre aujourd’hui », « Ton bras ne va pas assez loin derrière ». On sent bien comment cette exigence façonne une athlète hors norme, mais au prix d’un engagement total.
Des JO aux shows : une carrière au-delà des médailles
L’album suit Surya Bonaly dans les grandes compétitions :
- Championnats d’Europe ;
- Championnats du monde ;
- Jeux olympiques d’Albertville, Lillehammer et Nagano.
Mais ce n’est pas seulement une succession de résultats. On la voit aussi dans les coulisses :
- Doutes avant les programmes libres ;
- Pression médiatique ;
- Rumeurs sur ses relations avec la Fédération ;
- Impact des tensions avec Didier Gailhaguet.
Après les années de compétition, le récit se prolonge avec les tournées professionnelles, comme Champions on Ice ou Holiday on Ice. Puis, plus loin dans le temps, la patineuse devient coach, sur une glace de Minneapolis, et transmet à une autre enfant les mêmes corrections techniques que sa mère lui adressait.