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"40 ans c'est pas vieux pour un arbre" : Un guide de survie drôle et lucide pour passer le cap

Publié le : 19 mai 2026

Et si la fameuse crise de la quarantaine était surtout une histoire qu’on se raconte… et sur laquelle on pourrait rire ensemble? Avec « 40 ans c’est pas vieux pour un arbre – Guide de survie pour passer le cap », Alexandra Brijatoff et Claire de Procé-Blanchard proposent une bande dessinée tendre, piquante et terriblement juste sur la vie d’une femme d’aujourd’hui qui arrive à 40 ans, entre charge mentale, couple, boulot et cheveux blancs qui pointent.

À 40 ans, on est censée être épanouie, accomplie, organisée… et surtout, toujours jeune. En théorie. En pratique, on gère les poux, les rendez-vous scolaires, la DRH qui préfère les « jeunes talents », les rides qui s’installent et les ados qui demandent si on a connu Jeanne d’Arc.

C’est exactement ce que raconte « 40 ans c’est pas vieux pour un arbre – Guide de survie pour passer le cap », un livre illustré publié chez Marabout. Une bande dessinée pleine d’humour qui offre un véritable guide de survie pour les femmes qui approchent, atteignent ou dépassent la quarantaine, sans jargon culpabilisant, mais avec un regard tendre et très franc sur le quotidien.

Dans cet article, on va voir comment ce livre parle de la crise de la quarantaine au féminin, pourquoi il fait autant de bien, et à qui il s’adresse vraiment.

Un guide de survie en BD pour passer le cap des 40 ans

 

Une héroïne qui ressemble à beaucoup de femmes

L’héroïne de « 40 ans c’est pas vieux pour un arbre » est une femme active, citadine, mère de famille. Elle court partout, elle veut bien faire, elle essaie d’être sur tous les fronts:

  • le boulot, avec ses codes et son jeunisme assumé;
  • la maison, souvent en bazar permanent;
  • les enfants, leurs devoirs, leurs poux et leurs répliques sans filtre;
  • le couple, entre tendresse et routine.

Le livre montre le moment où le chiffre « 40 » surgit comme un électrochoc. Ce n’est plus juste un âge, mais un symbole: peur du vieillissement, crainte d’être moins désirée, impression de devenir « invisible » dans la rue ou au bureau.

Mais là où l’ouvrage est précieux, c’est qu’il transforme cette angoisse en comédie. Plutôt qu’un manuel théorique, on suit une succession de scènes de vie très concrètes qui font sourire… parce qu’on s’y reconnaît.

Une bande dessinée qui parle de la vraie vie

« 40 ans c’est pas vieux pour un arbre » prend la forme d’un roman graphique / BD de mœurs. On y trouve:

  • des scènes courtes, comme des petites tranches de vie;
  • des dialogues crus, drôles, très actuels;
  • un dessin expressif, vif, parfois volontairement « brouillon », qui colle au chaos du quotidien.

On passe d’un thème à l’autre: le corps qui change, les soirées entre amies, le ski en famille, les sites de rencontre, les régimes « healthy », les traitements anti-rides, les tentatives de sport, les barres énergétiques « miracles », les bars à thèmes urbains, les injonctions à « lâcher prise »…

Le résultat, c’est un portrait très vivant de la femme de 40 ans d’aujourd’hui, qui jongle entre ses envies, ses contraintes, et ce que la société attend d’elle.


 

Crise de la quarantaine: quand la société s’en mêle

 

Le corps, la beauté et la peur de « ne plus être dans le coup »

Le livre aborde sans détour le rapport au corps à l’approche de la quarantaine:

  • les premières rides et la chasse aux crèmes miraculeuses;
  • les cheveux blancs qui s’installent;
  • la fatigue, les yeux cernés, le dos qui proteste;
  • les injonctions à rester mince, tonique, « canon mais naturelle ».

On suit l’héroïne entre séances de jogging épuisantes, gadgets d’électro-stimulation sur le canapé un verre de vin à la main, et réflexions sur le Botox ou les fameuses « botox parties ». Ce n’est jamais moralisateur, mais toujours lucide et drôle: la BD pointe le décalage permanent entre ce que les magazines promettent et ce que la vraie vie permet.

Couple, sexualité et petites lâchetés du quotidien

Le livre parle aussi de vie de couple à 40 ans, sans fard:

  • la routine qui s’installe;
  • les malentendus autour de la contraception;
  • les envies pas toujours alignées;
  • la peur de ne plus plaire, ou au contraire de paraître ridicule en voulant trop rajeunir.

On assiste à des scènes parfois tendres, parfois grinçantes, avec un conjoint un peu à côté de la plaque, mais pas caricatural. Le message est clair: le désir ne disparaît pas à 40 ans, il se négocie autrement, entre réalités matérielles, fatigue et poids des années.

Charge mentale, travail, enfants: le cocktail explosif

 

La charge mentale en BD: des poux aux papiers d’école

La force de ce guide de survie, c’est qu’il ose montrer ce que beaucoup de femmes vivent sans toujours le dire: la fameuse charge mentale.

Quelques exemples tirés du livre:

  • la guerre contre les poux, transformée en scène d’horreur comique;
  • les lessives interminables, les vêtements qui s’entassent;
  • la gestion des activités, des inscriptions, des carnets de santé, des réunions de parents;
  • les mails à envoyer, les impôts, les spectacles de fin d’année à organiser.

Tout cela est raconté avec humour, mais le fond est très sérieux: c’est souvent la femme qui porte l’organisation invisible du foyer, en plus de son travail.

Jeunisme au bureau et talents invisibles

Au travail, l’héroïne se heurte à des dispositifs réservés aux « jeunes talents »… alors qu’elle se sent à son meilleur niveau. Elle sait gérer les crises, y compris une gastro des enfants en plein rush pro, elle a de l’expérience, du recul. Pourtant, une simple limite d’âge la met de côté.

Le livre souligne ainsi:

  • l’absurdité du jeunisme dans certaines entreprises;
  • le fait que l’expérience féminine est souvent sous-estimée;
  • la violence feutrée des politiques RH qui écartent les plus de 38 ans de certains programmes.

Là encore, le ton est léger, mais le message, lui, est très clair: la société tend à « périmer » les femmes beaucoup trop tôt.

Humour, sororité et petites révolutions personnelles

 

Rire de soi pour mieux tenir le coup

Ce qui rend « 40 ans c’est pas vieux pour un arbre » si attachant, c’est l’autodérision permanente.

L’héroïne se regarde avec une lucidité parfois féroce:

  • quand elle se rêve « papesse des réseaux sociaux » alors qu’un « MAMAAAN? » la rappelle à l’ordre;
  • quand elle tente une retraite spirituelle dans le désert et se heurte à la couture de son short;
  • quand ses grands fantasmes ne sont pas romantiques, mais très concrets: deux heures seule aux toilettes avec un magazine, ne plus gérer les carnets de santé, pouvoir dire « non » sans malaise.

Ce rire de soi est un vrai outil de survie: on se sent moins seule, moins coupable, plus humaine.

Les amies: un véritable filet de sécurité

Autre point fort du livre: la place de l’amitié féminine. Autour de l’héroïne gravitent des amies comme Steph ou Caro. Elles se racontent leurs désillusions amoureuses, leurs essais sur les sites de rencontre, leurs soirées un peu ratées, leurs coups de mou et leurs grandes théories sur les hommes, l’âge, le désir.

Ces scènes montrent que:

  • la crise de la quarantaine se vit rarement isolée;
  • les copines sont un appui émotionnel essentiel;
  • la sororité aide à relativiser et à tenir bon.

Un message de fond: à 40 ans, la vie ne se termine pas, elle se réinvente

 

Chercher du sens au milieu du chaos

Au fil des pages, on suit l’héroïne dans différentes tentatives de « reprise en main »:

  • yoga, feng shui, séjours « spirituels », régimes « détox »;
  • lectures bien-être;
  • aspirations à une vie plus simple, plus alignée.

Le livre montre que ces quêtes sont souvent parasitées par le marketing ou les contraintes concrètes. Mais il en ressort une idée forte: la quarantaine est un moment où l’on commence à se poser les bonnes questions.

Une fin apaisée, loin de la panique initiale

La BD se termine sur une tonalité plus douce. On quitte un peu le tumulte urbain pour une scène au bord de la mer, lors d’une partie de pêche avec le père de l’héroïne. Il lui confie un message simple: ce qui compte, c’est de vivre pleinement ce que l’on vit, sans regrets inutiles.

La dernière impression est claire:

  • oui, le temps passe;
  • oui, le corps change;
  • mais la quarantaine peut être un moment de recentrage, de liberté, d’affirmation.

On ne cherche plus seulement à plaire à tout le monde. On commence enfin à se choisir soi.

« 40 ans c’est pas vieux pour un arbre – Guide de survie pour passer le cap » est bien plus qu’une simple BD humoristique. C’est:

  • un miroir tendre et lucide tendu aux femmes de 35 à 50 ans;
  • un guide de survie illustré contre la crise de la quarantaine;
  • une critique douce-amère de la pression sociale, du jeunisme et du mythe de la femme parfaite;
  • une ode à l’imperfection, à l’amitié et au droit d’être fatiguée, contradictoire… et vivante.

Si vous avez autour de 40 ans, si vous y allez, ou si vous aimez quelqu’un qui traverse cette étape, ce livre peut faire énormément de bien. On y rit beaucoup, on s’y reconnaît souvent, on s’y sent comprise.

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