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Mon enfant souffre à l’école : comment l’aider ? Les clés de Cet enfant qui dérange à l’école

Votre enfant refuse l’école, s’agite en classe ou, au contraire, reste dans son coin sans parler ? Vous avez l’impression de ne plus savoir quoi faire. En s’appuyant sur Cet enfant qui dérange à l’école d’Anne Raynaud, cet article propose quelques repères simples pour accompagner les parents d’enfants en souffrance scolaire et mieux comprendre la peur et les émotions chez l’enfant à l’école.

Vous sortez d’un rendez‑vous avec l’enseignant :
« Il dérange la classe », « Elle ne participe jamais », « Il se met en colère pour rien ».
Et vous repartez avec un mélange de honte, de colère et d’inquiétude.

Dans Cet enfant qui dérange à l’école, la pédopsychiatre Anne Raynaud montre qu’un enfant « difficile » est très souvent un enfant en insécurité émotionnelle. Son comportement – agitation, opposition, retrait, enfant « trop sage » – est un langage. Il parle de peur, de fatigue, de débordement intérieur.

Bonne nouvelle : en comprenant mieux ces signaux, il est possible d’assurer davantage de sécurité émotionnelle à l’école et à la maison, et d’apaiser petit à petit la souffrance scolaire.

Comprendre un enfant en souffrance scolaire

Un enfant « qui dérange » en classe, c’est souvent un enfant qui a peur

Dans le livre, on rencontre des profils très différents : l’enfant qui parle fort et bouscule, celui qui se bat, celui qui ne dit rien, celui qui reste collé à l’adulte. Tous ont un point commun : ils ne se sentent pas en sécurité.

Cette souffrance scolaire se voit parfois par :

  • des colères, morsures, coups, provocations ;
  • un enfant « trop sage », figé, qui ne demande rien ;
  • un refus d’aller à l’école, des pleurs du matin au portail.

Plutôt que d’y voir de la mauvaise volonté, Anne Raynaud invite à y lire une alarme : « quelque chose ne va pas pour moi, aidez‑moi ».

Peur et émotions chez l’enfant à l’école

Pour un jeune enfant, la peur arrive très vite : bruit, séparation, consignes compliquées, récréation violente… Son cerveau n’est pas encore mûr pour gérer seul ses émotions.

Il peut alors :

  • attaquer (crier, taper, défier) ;
  • fuir (s’isoler, se faire oublier) ;
  • se figer (regard vide, enfant « absent »).

À chaque fois, le message est le même : « je me sens en danger ». Tant que cette peur remplit tout l’espace, il est très difficile de se concentrer, d’apprendre ou de se faire des amis.


Accompagner les parents d’enfants en souffrance scolaire

Parents épuisés, parents inquiets : vous n’êtes pas seuls

Le livre montre à quel point la souffrance scolaire touche aussi les parents :

  • peur du jugement des autres ;
  • impression de mal éduquer son enfant ;
  • tensions dans le couple et à la maison.

Accompagner les parents d’enfants en souffrance scolaire, c’est d’abord leur dire qu’ils ne sont pas la cause unique du problème, et qu’ils font souvent déjà beaucoup dans un contexte très exigeant.

Changer de regard : du « caprice » au besoin de sécurité

Anne Raynaud utilise une image parlante :

  • l’enfant est un petit avion,
  • le parent (ou l’enseignant) est un porte‑avions.

Pour pouvoir s’éloigner, apprendre et s’ouvrir aux autres, le petit avion doit savoir qu’il pourra revenir se poser sur un porte‑avions solide, disponible, chaleureux. Quand ce n’est pas le cas, il tourne en rond, se cogne aux autres, ou reste cloué sur place.

Regarder son enfant ainsi aide à voir ses gestes « pénibles » comme des tentatives de se rapprocher, pas comme une attaque personnelle.

Les “temps précieux” : un outil simple à la maison

Le livre propose un outil très concret pour renforcer la sécurité émotionnelle : les temps précieux.

Principe :

  • 10 à 15 minutes, 2 ou 3 fois par semaine ;
  • un seul adulte avec l’enfant ;
  • pas d’écran, pas de téléphone ;
  • l’enfant choisit une activité simple (jeu, dessin, lecture) ;
  • le parent est vraiment présent, sans commentaire ni leçon.

Ces temps courts mais réguliers remplissent le « réservoir affectif » de l’enfant. Ils réduisent la peur et calment, peu à peu, les comportements explosifs ou le repli.


Peur et émotions chez l’enfant à l’école : ce que peuvent faire les adultes

Mettre des mots simples sur ce que l’enfant ressent

Pour un enfant, sentir que l’adulte comprend ses émotions change tout. Quelques phrases inspirées du livre :

  • « Je vois que l’école te fait peur en ce moment. »
  • « Tu es très en colère, et en dessous j’ai l’impression que tu es triste. »
  • « On va chercher ensemble ce qui pourrait t’aider. »

Nommer les émotions ne les aggrave pas, au contraire : cela montre à l’enfant qu’il n’est pas seul face à elles.

Construire une alliance avec l’école

La coéducation parents‑enseignants est un autre pilier du livre. L’idée : se remettre du même côté, celui de l’enfant, et chercher ensemble comment améliorer sa sécurité émotionnelle à l’école.

Concrètement :

  • demander un rendez‑vous pour échanger calmement ;
  • décrire ce que vous voyez à la maison, sans accuser ;
  • écouter ce que l’enseignant observe en classe ;
  • chercher de petits ajustements réalistes (accueil du matin plus doux, coin calme, adulte référent, valorisation des progrès).

Plus les adultes se parlent, moins l’enfant porte tout le poids du problème.

Le “confetti positif” : commencer par ce qui va bien

Anne Raynaud propose aussi le principe du confetti positif : commencer chaque échange par un élément positif, même minuscule.

Avec l’enfant :

  • « Aujourd’hui, tu es revenu en classe après la récréation, même si c’était dur. »
  • « J’ai vu que tu as essayé de ne pas crier tout de suite. »

Avec les parents :

  • « Votre enfant a beaucoup de curiosité. »
  • « On sent qu’il a besoin de bouger, mais aussi qu’il a envie de comprendre. »

Ce changement de ton renforce la confiance et ouvre la voie aux sujets plus difficiles.

 


Un livre pour faire de l’école un lieu plus sûr

Un enfant qui dérange à l’école n’est pas « un cas désespéré ». C’est souvent un enfant qui a trop peur, trop mal, et qui n’a pas encore les mots pour le dire. En s’appuyant sur la théorie de l’attachement, les neurosciences affectives et de nombreux exemples concrets, Cet enfant qui dérange à l’école montre comment la sécurité émotionnelle à l’école et à la maison peut transformer peu à peu ces situations.

Ce livre aide à :

  • comprendre la peur et les émotions chez l’enfant à l’école ;
  • accompagner les parents d’enfants en souffrance scolaire sans les culpabiliser ;
  • poser les bases d’une vraie coéducation avec les enseignants.

Si vous vous reconnaissez dans ces lignes, ce guide peut devenir un allié précieux au quotidien. Il n’apporte pas des recettes magiques, mais une boussole pour avancer pas à pas, avec plus de douceur, pour vous et pour votre enfant.

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