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Douleurs chroniques, endométriose: et si c’était inflammatoire ?

Publié le : 10 septembre 2026

Fatigue au réveil, douleurs chroniques, troubles digestifs, brouillard mental : ces manifestations peuvent parfois être liées à une inflammation chronique. Dans Et si c’était inflammatoire?, la Dre Catherine Lacrosnière explique ce mécanisme et présente un mode de vie anti-inflammatoire construit autour de l’alimentation, du mouvement, du sommeil, de la gestion du stress et de l’environnement.

L’inflammation chronique correspond à une activation durable du système immunitaire. Elle peut s’exprimer par des douleurs chroniques, une fatigue persistante, des troubles digestifs, des difficultés de concentration ou un sommeil de mauvaise qualité. Elle peut aussi être présente dans certaines situations comme l’endométriose, les maladies auto-immunes ou les maladies inflammatoires chroniques de l’intestin. Le livre Et si c’était inflammatoire? propose de comprendre les mécanismes en jeu et les leviers du quotidien qui peuvent participer à un meilleur équilibre.

Qu’est-ce que l’inflammation chronique?

L’inflammation aiguë est une réponse normale de l’organisme face à une agression: blessure, brûlure, piqûre ou infection. Le système immunitaire déclenche alors une réaction destinée à protéger la zone concernée et à éliminer l’agresseur.

L’inflammation devient chronique lorsque cette alerte ne s’arrête plus. Le corps reste en quelque sorte en vigilance permanente. Il produit continuellement des signaux inflammatoires, ce qui demande beaucoup d’énergie et peut perturber le fonctionnement de différents organes.

L’ouvrage distingue notamment une inflammation chronique de bas grade, souvent discrète et difficile à repérer. Elle peut s’installer avant même que des symptômes nets ne soient ressentis.

Douleurs chroniques et fatigue: quels signes peuvent alerter?

Les douleurs chroniques ne se résument pas à une seule forme. Elles peuvent être musculaires, articulaires, digestives ou se manifester par des maux de tête et des migraines. Dans le livre, l’inflammation est présentée comme un facteur susceptible d’abaisser le seuil de tolérance à la douleur et de rendre les nerfs plus sensibles.

La fatigue peut aussi prendre une forme particulière. Elle ne disparaît pas forcément après une bonne nuit, une grasse matinée ou quelques jours de repos. Elle peut s’accompagner d’un manque d’énergie, d’une baisse de motivation et d’un « brouillard mental ».

Parmi les symptômes évoqués dans l’ouvrage figurent également:

  • les troubles du sommeil;
  • les ballonnements, douleurs abdominales ou variations du transit;
  • les raideurs au réveil;
  • les douleurs articulaires;
  • les rougeurs, irritations ou démangeaisons de la peau;
  • une prise de poids difficile à comprendre;
  • des difficultés de concentration ou de mémorisation.

Ces signes ne suffisent pas à établir un diagnostic. Le livre rappelle qu’en cas de douleurs persistantes ou de symptômes inhabituels, il est indispensable de consulter un professionnel de santé.

Trois profils pour comprendre l’inflammation chronique

Pour aider à identifier les mécanismes dominants, Et si c’était inflammatoire? présente trois grands profils. Ils peuvent coexister chez une même personne.

La méta-inflammation: quand le métabolisme est en surcharge

La méta-inflammation est liée à un déséquilibre métabolique. Elle concerne notamment la façon dont l’organisme gère le sucre, les graisses et l’énergie.

Le livre associe ce profil à plusieurs facteurs:

  • une alimentation trop riche en sucres, graisses saturées, graisses hydrogénées ou sel;
  • la consommation fréquente d’aliments ultra-transformés;
  • la sédentarité;
  • le surpoids, en particulier la graisse viscérale;
  • les pics glycémiques répétés;
  • un sommeil insuffisant ou irrégulier;
  • le stress chronique.

Cette inflammation chronique de bas grade peut être associée à des situations telles que l’insulino-résistance, le diabète de type 2, les dyslipidémies, le syndrome métabolique ou la MASH, aussi appelée « foie gras ».

La dysbio-inflammation: le rôle du microbiote

La dysbio-inflammation correspond à un déséquilibre du microbiote. Le microbiote intestinal joue un rôle dans la digestion, l’immunité et le métabolisme. Lorsqu’il est fragilisé, certaines bactéries deviennent dominantes tandis que d’autres diminuent.

Le livre explique qu’une dysbiose peut être favorisée par:

  • une alimentation déséquilibrée;
  • des infections digestives répétées;
  • des traitements antibiotiques répétés;
  • le stress chronique;
  • un mauvais sommeil;
  • certains médicaments, comme les antiacides, les laxatifs pris régulièrement ou les anti-inflammatoires non stéroïdiens.

Les troubles digestifs, comme les ballonnements, la constipation, la diarrhée ou les douleurs abdominales, peuvent s’inscrire dans ce contexte. L’ouvrage évoque aussi les liens entre intestin et cerveau, ainsi qu’entre intestin et articulations.

L’immuno-inflammation: maladies auto-immunes, allergies et endométriose

L’immuno-inflammation concerne les situations dans lesquelles le système immunitaire est durablement stimulé. Elle peut être liée à des maladies inflammatoires chroniques, aux allergies ou aux maladies auto-immunes.

Le livre cite notamment:

  • l’asthme;
  • les maladies inflammatoires chroniques de l’intestin, comme la maladie de Crohn et la rectocolite hémorragique;
  • la polyarthrite rhumatoïde;
  • la thyroïdite de Hashimoto;
  • l’endométriose.

Dans le cas des maladies auto-immunes, le système immunitaire fabrique des anticorps dirigés contre les propres structures de l’organisme. Le livre rappelle que le médecin traitant est l’interlocuteur central lorsque des symptômes évoquent une immuno-inflammation sans diagnostic établi.

Endométriose et inflammation chronique: ce qu’explique le livre

L’endométriose est présentée dans l’ouvrage comme une maladie inflammatoire chronique hormono-dépendante. Des cellules ressemblant à celles de l’endomètre se développent en dehors de l’utérus, notamment au niveau des ovaires, du péritoine, de la vessie, de l’intestin ou du vagin.

Cette situation entretient un environnement inflammatoire chronique par une dérégulation immunitaire. Le livre mentionne l’apparition de nouveaux vaisseaux sanguins et une fibrose, c’est-à-dire une rigidification des tissus.

L’endométriose peut s’accompagner:

  • de douleurs abdominales au moment des règles;
  • de troubles digestifs;
  • d’un impact possible sur la fertilité.

L’ouvrage insiste sur le fait que la prise en charge de l’endométriose est codifiée. Il présente l’alimentation anti-inflammatoire et les habitudes de vie comme des leviers complémentaires, en parallèle du suivi gynécologique.

Alimentation anti-inflammatoire: les grands principes

L’alimentation anti-inflammatoire tient une place centrale dans le livre. Elle vise un meilleur équilibre de la glycémie, des lipides sanguins, du microbiote et du système immunitaire.

Elle partage plusieurs principes avec l’alimentation méditerranéenne, tout en accordant une attention particulière à la charge glycémique, à la place des fibres et aux modes de cuisson.

Les aliments mis en avant

L’ouvrage donne une place importante aux aliments suivants:

  • les fruits et légumes variés, locaux et de saison;
  • les légumineuses;
  • les céréales complètes;
  • les huiles riches en graisses insaturées;
  • les graines et oléagineux non salés;
  • les poissons gras de début de chaîne alimentaire, comme les sardines, les maquereaux, les harengs et les anchois;
  • les aliments fermentés;
  • les herbes et les épices.

Les fibres sont présentées comme importantes pour le microbiote, le transit, la satiété, la glycémie et le cholestérol. Les prébiotiques nourrissent les bactéries du microbiote, tandis que les probiotiques peuvent contribuer à l’équilibre de la barrière intestinale.

Limiter les aliments ultra-transformés

Le livre identifie les aliments ultra-transformés comme l’un des facteurs qui peuvent entretenir l’inflammation chronique. Ils peuvent contenir des sucres et des graisses cachés, des additifs, des émulsifiants et une quantité élevée de sel.

L’approche proposée privilégie une cuisine faite maison, simple, goûteuse et fondée sur des produits frais, de saison ou surgelés lorsque cela est pertinent.

Penser à la charge glycémique

L’alimentation anti-inflammatoire décrite par Catherine Lacrosnière privilégie les glucides associés aux fibres. L’objectif est de limiter les pics glycémiques, qui peuvent favoriser et entretenir l’inflammation, surtout en cas de surpoids, de diabète ou d’insulino-résistance.

Le livre recommande notamment les lentilles, les pois chiches, les haricots, le quinoa, les flocons d’avoine, le pain de seigle, le pain au levain ou le riz basmati complet. Il invite à limiter les aliments à charge glycémique élevée, comme les sodas, les bonbons, les pâtisseries industrielles, les chips ou les céréales sucrées.

Un mode de vie anti-inflammatoire ne se limite pas à l’assiette

L’alimentation anti-inflammatoire est un pilier important, mais le livre insiste sur une approche plus globale. Le mode de vie proposé repose sur cinq axes: l’alimentation, l’activité physique, le sommeil, la gestion du stress et la diminution des toxiques environnementaux.

Bouger régulièrement, sans rechercher la performance

L’activité physique est présentée comme un moyen de soutenir le métabolisme et la régulation immunitaire. Le muscle produit des myokines, des molécules décrites dans le livre comme anti-inflammatoires.

L’ouvrage privilégie la régularité, une intensité modérée et une pratique adaptée à l’histoire médicale de chacun. Il propose notamment la marche, le vélo, la natation, la danse, les étirements, le renforcement musculaire et les exercices de mobilité douce.

Améliorer le sommeil

Le sommeil est un autre élément majeur. Le livre indique qu’un adulte dort généralement entre 7 et 9 heures par nuit. Un sommeil insuffisant, perturbé ou irrégulier peut favoriser l’inflammation chronique de bas grade.

Parmi les habitudes présentées figurent:

  • garder un horaire de coucher régulier;
  • aérer la chambre;
  • réduire les lumières vives avant le coucher;
  • arrêter les écrans une à deux heures avant de dormir;
  • privilégier des activités apaisantes;
  • éviter les repas trop copieux et trop tardifs.

Agir sur le stress chronique

Le stress aigu peut aider à répondre à un danger ponctuel. Le stress chronique, lui, maintient l’organisme en état d’alerte et favorise une production excessive de cortisol. Il peut aussi altérer le sommeil, encourager les variations de la glycémie et participer à la dysbiose.

Le livre propose plusieurs pistes pour soutenir un retour au calme: activité physique régulière, sommeil de qualité, cohérence cardiaque, marche lente avec respiration nasale, chant, activités créatives ou temps sans écrans.

Réduire l’exposition aux toxiques environnementaux

L’ouvrage aborde aussi la place des polluants et des substances présentes dans l’environnement quotidien. Il évoque notamment le tabac, l’alcool, les plastiques, les revêtements antiadhésifs abîmés, certains produits ménagers, les parfums d’intérieur, les cosmétiques et la pollution de l’air.

Parmi les gestes proposés: aérer son logement, remplacer les contenants alimentaires en plastique par du verre, de l’inox ou de la céramique, utiliser des produits d’entretien plus simples et éviter l’exposition excessive au soleil.

Un programme de quatre semaines et des recettes anti-inflammatoires

Et si c’était inflammatoire? ne se limite pas à l’explication des mécanismes de l’inflammation chronique. Le livre comprend aussi un programme progressif de quatre semaines.

Chaque semaine associe:

  • des routines du matin et du soir;
  • des propositions de menus;
  • des idées de collations;
  • des activités physiques progressives;
  • des exercices de mobilité et de renforcement;
  • des pratiques de gestion du stress;
  • des actions pour réduire les toxiques dans l’environnement.

L’ouvrage rassemble également des recettes salées, sucrées et des boissons. Elles font notamment appel aux légumes, légumineuses, poissons, céréales complètes, herbes, épices, graines et huiles végétales.

Et si c’était inflammatoire ? : un guide pour mieux comprendre l’inflammation chronique

Écrit par la Dre Catherine Lacrosnière, nutritionniste, Et si c’était inflammatoire? s’adresse aux personnes qui vivent avec des douleurs chroniques, une fatigue persistante, des troubles digestifs ou qui cherchent à mieux comprendre les liens entre inflammation, alimentation anti-inflammatoire et mode de vie.

Le livre peut aussi intéresser les personnes concernées par l’endométriose, les maladies auto-immunes, les troubles métaboliques ou les maladies inflammatoires chroniques. Il propose des repères accessibles, un test informatif et un programme sur quatre semaines, sans présenter ces éléments comme un remplacement du suivi médical ou d’éventuels traitements.

Découvrir

L’inflammation chronique peut être silencieuse, diffuse et liée à plusieurs facteurs qui se combinent: alimentation, sédentarité, sommeil perturbé, stress chronique, déséquilibre du microbiote ou exposition à des toxiques environnementaux. Elle peut être associée à des douleurs chroniques, à l’endométriose ou à certaines maladies auto-immunes, tout en nécessitant une évaluation médicale adaptée.

Avec des explications simples, des repères nutritionnels, des routines et des recettes, Et si c’était inflammatoire? propose un cadre progressif pour mieux comprendre cette approche globale et l’intégrer au quotidien.