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J'ai testé... le body (mais oui!)

5.02.2013

Par Virginie, notre guest-bloggeuse du jour, auteur de Bibiche, le blog, et maman de deux bambins... ce qui l’a peut-être inspirée pour tester le body, vêtement usuel des 0-3 ans. Sauf qu’elle n’a plus vraiment 0-3 ans...

 

 

« Le body refait son apparition, pièce star du Salon International de la Lingerie 2013, on parle beaucoup de lui. Vous vous souvenez, il était tendance dans les années 80, comme quoi la mode est un éternel recommencement.

 

Je me rappelle en avoir porté un dans mon adolescence. Je n'en garde d'ailleurs pas un très bon souvenir. Ce n'était pas un body dessous (lingerie) mais un body dessus (pièce de vêtement). Il était bleu marine avec des petites fleurs blanches. J'ai dû le porter seulement une ou deux fois et la seule chose dont je me souviens c'est qu'il m'écrasait la poitrine alors que je n'en avais pas (oui c'est fort hein !).

 

Près de 20 ans après, je me sens prête à réessayer un body lingerie et ce, bien que ma situation mammaire n’ait guère évolué. Je me suis laissée tenter par un joli body en dentelle afin d'apporter une petite touche sexy et frivole à mon quotidien. J'ai eu beaucoup de difficultés à le dénicher car si cette pièce a fait son retour sur les podiums, il est en revanche plutôt compliqué de la trouver dans les boutiques de lingerie.

 

Aujourd'hui, c'est le grand jour, j'ai décidé de porter mon body.

 

  • Phase d'essayage, je l'enfile par le bas. Je remonte le body jusqu'aux épaules, j'ajuste le balconnet sur ma poitrine. Je remarque que ce modèle n'a que 2 boutons-pression à l'entrejambe, parfait, la pause-pipi n'en sera que facilitée. Voilà, il est en place.

 

Premier constat, ça tire un peu, ça tire même beaucoup. En fait, j'ai l'impression que mon tronc, enfin mon buste, est trop long par rapport au body. Ça tire tellement que même avec les armatures et le rembourrage, j'ai la poitrine écrasée et je ne parle même pas du string qui remonte très haut dans la raie des fesses, un bonheur ! Ah mais je suis bête, tout comme un soutien-gorge, les bretelles d'un body peuvent se régler. Je les desserre donc au maximum. Résultat, le balconnet vient se positionner sur mes côtes, ça ne va toujours pas. Non, il n'y a pas à dire, le problème vient de moi, les bretelles étaient bien ajustées tout à l'heure.

 

Deuxième constat, et pas des moindres, le ticket de métro ou l'épilation intégrale sont fortement recommandés avec le body string. J'ai quelques bouclettes qui s'épanouissent à l'extérieur, pour le côté glamour il faudra repasser.

 

  • Phase d'observation (dans le miroir), certes je n'ai pas l'air plus intelligente dans cet accoutrement. Ai-je l'air sexy ? Honnêtement pas du tout. Le body ne me met absolument pas en valeur. Je sais maintenant pourquoi je n'achète jamais de maillot de bain 1 pièce. J'ai l'air totalement engoncée. Mes hanches semblent disproportionnées dans ce body si échancré. Mon buste est tellement serré et aplati que mes cuisses et mes jambes paraissent à côté toutes potelées.

 

  • Phase d'habillage, j'enfile à présent mon jean par dessus le body. Quelle sensation ? Ma foi, aucune, si ce n'est celle d'avoir les fesses à l'air comme à chaque fois que je mets un string. Je passe maintenant un pull à même le body. Moi qui ai pour habitude de ne rien mettre sous un pull (hormis un soutien-gorge bien entendu !), je dois dire que j'apprécie assez le petit effet chauffant sur mon ventre.

 

  • Phase expérimentale, se mouvoir en body est un supplice. Très vite les 2 boutons-pression se révèlent assez désagréables, ça gratte et ça frotte et pas en douceur si vous voyez ce que je veux dire. Le pire, c'est la position assise. Les boutons me mâchent alors méchamment les parties et le lien du string s'incruste un peu plus dans mon sillon fessier, c'est l'horreur ! Je me réjouis de toutes les pauses pipi qui me permettent enfin de faire sauter les boutons.

 

  • Phase d'effeuillage, je n'imagine même pas comment le body pourrait être un "accessoire" de séduction lors d'ébats amoureux. Car enfin qu'on se le dise, il n'y a pas 36 solutions. Soit c'est moi qui enlève le body et je dois alors, le moment opportun, baisser la tête pour aller trifouiller mon entrejambe à la recherche des 2 boutons-pression, tout en restant sexy, bien entendu. Soit c'est ma moitié qui m'enlève le body et là, et bien il est obligé de me basculer sur le lit, de soulever mes fesses et de lever mes jambes pour détacher les boutons. C'est très simple en fait, il doit procéder exactement de la même manière que lorsqu'il change la couche de notre fille qui, elle, porte des bodies en coton. Et si toute cette mascarade ne l'a pas rebuté, mon cher et tendre n'aura plus qu'à m'admirer avec le body ouvert qui pendouille à l'avant et à l'arrière, au niveau du minou.

 

Mais qui a dit que porter un body était sexy ?! Porter un body, c'est tout simplement cruel !

 

Et vous, vous êtes-vous déjà laissée tenter ? »